En Palestine, la colonisation passe aussi par le vol culinaire

En Palestine, la colonisation passe aussi par le vol culinaire

Nombre de plats dits israéliens sont en réalité palestiniens. Joudie Kalla, chef cuisinière, sort un livre pour lutter contre le vol de cet héritage.

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utre le fait de coloniser les terres palestiniennes, Israël efface, décennie après décennie, l’identité palestinienne en s’appropriant les plats nés en Palestine. Une colonisation culinaire dénoncée il y a quelques années déjà et symbolisée par un plat traditionnel local : la chakchouka. En 2014, alors que ce plat connaissait un succès grandissant, notamment dans les pays anglo-saxons, des voix s’étaient élevées pour dénoncer son appropriation par les Israéliens. Comme bien d’autres plats listés par BuzzFeed que les Israéliens aiment à imaginer qu’ils font partie de leur identité : le falafel, le humus ou encore le chich taouk. Avec cette « lettre d’amour à la Palestine », Joudie Kalla participe activement à la conservation du patrimoine culinaire palestinien. « Cette cuisine, c’est la dernière chose qui nous reste, alors pas question de nous l’arracher, de nous voler l’héritage de nos mères et grands-mères », explique la jeune femme qui rappelle en une phrase l’importance de lutter contre la colonisation culinaire : « Le falafel, c’est plus qu’un plat : c’est notre falafel. »

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