Aprés le tamazight laquelle de langue va t’on nous ajouter ……

MLM                                                                                                                                                              Et nous constatons l’appel des partisans de tamazight à leurs compatriotes linguistiquement arabophones de soutenir cette juste promotion de tamazight. Au nom de quoi ? Du fait que cette langue est celle maternelle du peuple amazigh. Mais alors, en Algérie, n’existe-t-il pas une seconde langue maternelle ? Celle parlée par la partie linguistiquement arabophone du pays ?

Les uns la négligent en la réduisant à un idiome «vulgaire» ; d’autres la méprisent comme un ridicule «pataouec» ; d’autres encore la dédaignent comme une dégénérescence soit de tamazight ancien, soit de l’arabe moyen-oriental. Toutes ces affirmations sont très discutables. Et quand ces personnes parlent de langue «arabe», ils n’ont en vue que celle du Coran. Mais celle-ci est-elle la langue maternelle et populaire de la partie arabophone en Algérie ?

Rares, très rares, parmi les arabophones comme parmi les Amazighs, les personnes qui  accordent de l’importance à la langue maternelle de la partie arabophone du peuple algérien. Défendre les langues maternelles algériennes ne doit pas se limiter uniquement à tamazight, mais comprendre également et tout autant la langue du peuple arabophone d’Algérie : celle qu’on désigne du terme discutable «darija». Car tamazight comme la darija sont des langues maternelles, des langues populaires.

Aussi, j’appelle les personnes qui défendent tamazight, parce qu’elle est une langue maternelle, à se rappeler que la darija l’est tout autant, et que la promotion, pour être juste et équitable, doit concerner ces deux idiomes de manière identique.

Certains objecteront qu’avec  tamazight il y a déjà assez de problèmes, pour ne pas y ajouter celui de la darija, encore plus épineux. Mais alors, serait-il juste de défendre une langue parce qu’elle est maternelle, tout en occultant une autre qui l’est tout autant,

LES LANGUES PARLÉES EN ALGÉRIE

On peut dénombrer plusieurs langues en Algérie.

  1. ARABE

La langue officielle de l’Algérie est l’arabe littéral.

ARABE ALGÉRIEN

L’arabe algérien (ou darja) est la langue utilisée par la majorité de la population. C’est la principale langue véhiculaire d’Algérie, utilisée par 70 à 90 % de la population. (les statistiques sur bases linguistiques étant interdites en Algérie, il est difficile de donner un chiffre plus précis).

C’est un idiome arabe rattaché au groupe de l’arabe maghrébin, et qui a pour origine lexicale et grammaticale l’arabe principalement, mais aussi d’importants apports du berbère et de manière plus relative de l’espagnol et du français, ainsi l’influence de ces langues diffère d’une région à une autre : on peut citer

  • l’arabe bougiote influencé par le turc et le kabyle,
  • l’arabe oranais présentant des mots d’origine ibérique influencé par le zénète,
  • l’arabe tlemcénien, et le Nedromi influencés par l’arabe andalou,
  • l’arabe sétifien influencé par l’arabe irakien.

L’accent du pays diffère d’une région à une autre. À titre d’exemple, un Annabi pourrait avoir plus de difficulté à comprendre un Oranais qu’un Algérois et vice versa. Cependant, ce n’est généralement pas un obstacle pour la communication, l’accent sert plus souvent à reconnaître l’origine régionale du locuteur.

Du fait des mouvements profonds qu’a connus la population depuis l’indépendance, une variété standard de cette langue a tendance à émerger, amplifiée par la musique populaire et les séries télévisées. À cet arabe algérien qu’on a tendance à appeler arabe par extension s’ajoute des dialectes locaux, qu’ils soient berbères ou arabes.

AUTRES DIALECTES ARABES

Dans le Sahara, on atteste d’autres dialectes bédouins plus conservateurs, regroupés sous le nom « Arabe saharien » ou l’arabe algérien du Sahara; en outre, les nombreux sahraouis réfugiés à Tindouf parlent l’arabe hassaniya.

La plupart des Juifs d’Algérie parlaient des dialectes de la langue arabe spécifiques à leur communauté, collectivement appelées judéo-arabe ; cependant, la plupart communiquaient en français durant la période coloniale, bien avant l’indépendance.

  1. BERBÈRE

Le 10 avril 2002, une révision de la constitution algérienne ajouta l’article 3bis, reconnaissant le « tamazight » comme langue nationale.

La langue berbère (Tamazight) est composée de plusieurs langues différentes ou dialectes dans le pays, dont les plus importantes et par ordre alphabétique sont :

  • Kabyle (taqbaylit) : est parlé principalement en Kabylie, le nombre de locuteurs est estimé à plus de 5 millions en Kabylie et dans l’Algérois, c’est la première langue au nombre de locuteurs berbèrophones dans le pays. Il se présente sous la forme de quatre zones dialectales.
  • Chaoui (tachawit) : le chaoui appartient au groupe zénète, cette langue est parlée par les Chaouis, habitants des Aurès et ses régions attenantes en Algérie. C’est la deuxième langue berbère la plus parlée en Algérie.
  • Tasahlite se différencie nettement du kabyle de grande Kabyle (kabyle des Igawawen), il forme un continuum linguistique entre le kabyle et le chaoui.
  • Le Tagargrent est parlé dans la région de Ouargla et de N’Goussa ainsi que Touggourt et sa région de Oued Righ.
  • Mozabite (Tumzabt) : c’est la langue vernaculaire dans la vallée du Mzab (au sud de l’Atlas saharien), parlé par plus de 200 000 locuteurs.
  • La variante algérienne et libyenne du touareg (tamajaq, appelé localement tahaggartdans le Hoggar) : elle est parlé dans l’extrême sud du pays, en particulier dans le massif du Hoggar et le tassili n’Ajjer.
  • Les parlés de l’ouest algérien (Chelha) : au mont Asfour ainsi qu’à Beni Snous (tasusnit) dans la wilaya de Tlemcen, et à Boussemghoun, et Assla des villages situés dans la Wilaya d’El-Bayadh.
  • Chenoui (tachenwit) : est présent dans la wilaya de Tipaza et le littoral de la wilaya de Chlef à l’ouest d’Alger
  • Un tamazight relictuel est parlé dans certains villages de la région de l’Ouarsenis, il se rattache au Tamazight de l’Atlas blidéen.
  • le Tasehlit de l’Atlas blidéen, région à l’ouest d’Alger.
  • les différentes variétés de zénète (Taznatit) parlées dans le Touat, le Gourara, ainsi qu’à Tidikelt.

Jusqu’en 1936, des îlots berbérophones ont continué d’exister à travers toute l’Algérie ; dans l’Oranie, dans le Chélif, dans la plaine de Annaba (Chétaïbi) , celle de Sétif (El Eulma) ou encore la Mitidja (El-Affroun, Bourkika, Hadjout, Beni Merad).

L’Algérie compte environ 30 % à 40 % de berbérophones — selon le professeur Salem Chaker, de l’INALCO.

  1. FRANÇAIS

Selon l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), le « nombre de personnes âgées de cinq ans et plus déclarant savoir lire et écrire le français, d’après les données du recensement de 2008 communiquées par l’Office national des statistiques d’Algérie », est de 11,2 millions. Cela représente un tiers des 34,4 millions d’Algériens, et plus en termes de pourcentage en excluant les moins de 5 ans (qui en Algérie ne sont pas encore scolarisés).

L’Algérie, bien qu’ayant une importante proportion de francophones n’est pas membre de l’Organisation internationale de la francophonie.

Selon un sondage publié par l’institut Abassa, 60 % des foyers algériens comprennent et/ou pratiquent le français et selon une étude du conseil supérieur de l’enseignement, 70 % des parents d’élèves souhaitent que leurs enfants apprennent le français.

En 2004, il y a en Algérie 10 762 personnes qui ont le français pour langue maternelle, pour la plupart des descendants de Pieds-Noirs, représentant seulement 0,03 % de la population du pays.

  1. AUTRES LANGUES

ESPAGNOL

La langue espagnole est surtout présente dans l’ouest du pays, en effet cette région a subi une forte influence espagnole attestée dans la variété oranaise de l’arabe algérien. Son développement s’explique par des facteurs sociaux et économiques ainsi que la proximité géographique avec l’Espagne et les brassages des populations qui ont permis les phénomènes des emprunts linguistiques et l’engouement des Oranais pour l’apprentissage de cette langue.

KORANDJÉ

(langue Songhaï), parlé autour de l’oasis de Tabelbala ;

L’ANGLAIS, L’ESPAGNOL, L’ITALIEN, LE MANDARIN, LE RUSSE ET L’ALLEMAND

Elles sont enseignées dans les écoles et aux universités. Plusieurs réformes des différents gouvernements ont apporté des rectifications dans le volume horaire à enseignerle vocabulaire n’est qu’une des facettes de la langue. Ce n’est pas seulement le vocabulaire qui caractérise la langue. Si on dit en Algérie, « siyya yetraversi lotoroute crazatou tomobile » c’est quoi, du français ? Tous les mots de vocabulaire dans cette phrase viennent du français, mais ça n’empêche que c’est de l’arabe algérien. Ça s’applique au kabyle aussi : « isseyyi ad-itravirsi lotoroute thekrazith tomobil ».
Là où le berbère a très largement influencé l’arabe algérien, ce n’est pas tellement le vocabulaire, car le vocabulaire derdja provient largement de l’arabe classique et quelque peu du punique. Il contient bien du berbère, mais pas trop, un peu d’espagnol, de turc, d’italien, et surtout beaucoup de français.
L’influence du berbère est surtout dans la prononciation, la grammaire, la syntaxe et la sémantique. Là, c’est carrément du berbère traduit mot à mot vers l’arabe et prononcé de façon berbère. Par exemple, tous les moyen-orientaux disent “djabal” (montagne) tandis que les maghrébins disent “djbel”, ce qui est la prononciation berbère. L’ordre des mots dans les phrases est aussi influencé par le berbère, et surtout le sens des mots d’origine arabe est souvent différent de l’arabe original. Par exemple, “hout” veut dire poisson au Maghreb alors qu’il veut dire “baleine” en arabe, “ch’hal” veut dire combien au Maghreb et “quelle est la situation” en arabe. C’est là et non dans le vocabulaire qu’il devient clair que l’arabe maghrébin est du berbère traduit mot à mot vers l’arabe. Rien de mal à ça d’ailleurs, pas de quoi se sentir inférieur ou supérieur, c’est comme ça que toutes les langues du monde ont évolué. L’anglais contient 80% de mots de vocabulaire étrangers, mais ils les revendiquent avec fierté. Ils sont fiers que leur langue soit si flexible, ils s’en vantent ! Pourquoi pas nous autres algériens ? Nous aussi nous pouvons nous vanter de tous les emprunts que contiennent nos langues maternelles !                              le vocabulaire n’est qu’une des facettes de la langue. Ce n’est pas seulement le vocabulaire qui caractérise la langue. Si on dit en Algérie, « siyya yetraversi lotoroute crazatou tomobile » c’est quoi, du français ? Tous les mots de vocabulaire dans cette phrase viennent du français, mais ça n’empêche que c’est de l’arabe algérien. Ça s’applique au kabyle aussi : « isseyyi ad-itravirsi lotoroute thekrazith tomobil ».
Là où le berbère a très largement influencé l’arabe algérien, ce n’est pas tellement le vocabulaire, car le vocabulaire derdja provient largement de l’arabe classique et quelque peu du punique. Il contient bien du berbère, mais pas trop, un peu d’espagnol, de turc, d’italien, et surtout beaucoup de français.
L’influence du berbère est surtout dans la prononciation, la grammaire, la syntaxe et la sémantique. Là, c’est carrément du berbère traduit mot à mot vers l’arabe et prononcé de façon berbère. Par exemple, tous les moyen-orientaux disent “djabal” (montagne) tandis que les maghrébins disent “djbel”, ce qui est la prononciation berbère. L’ordre des mots dans les phrases est aussi influencé par le berbère, et surtout le sens des mots d’origine arabe est souvent différent de l’arabe original. Par exemple, “hout” veut dire poisson au Maghreb alors qu’il veut dire “baleine” en arabe, “ch’hal” veut dire combien au Maghreb et “quelle est la situation” en arabe. C’est là et non dans le vocabulaire qu’il devient clair que l’arabe maghrébin est du berbère traduit mot à mot vers l’arabe. Rien de mal à ça d’ailleurs, pas de quoi se sentir inférieur ou supérieur, c’est comme ça que toutes les langues du monde ont évolué. L’anglais contient 80% de mots de vocabulaire étrangers, mais ils les revendiquent avec fierté. Ils sont fiers que leur langue soit si flexible, ils s’en vantent ! Pourquoi pas nous autres algériens ? Nous aussi nous pouvons nous vanter de tous les emprunts que contiennent nos langues maternelles !

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