Si nous connaissons notre histoire, nos cultures, notre identité, nous serons forts si nous acceptons de nous dissoudre dans la masse inculte, nous nous affaiblirons et ne serons plus que des bouches à nourrir maléables à souhait. c’est un choix sociétal auquel nous devons faire face.

Crimes et Massacres de la Colonisation Française en Algérie

Pendant les 132 ans de colonisation, des crimes sans nom furent commis à l’encontre des Algériens atteignant la société, l’économie, la politique?mais aussi la culture, l’architecture, les arts, le culte … et l’identité

Elhamdoulillah les Algériens ne baissèrent pas les bras, ils résistèrent, ils combattirent avec force, conviction et courage.ONU définition incomplète de génocide(je prends 5 points précis, de a à e et j’insère quelques exemples, éléments constitutifs sur la question pour l’Algérie) avec les exemples historiques algériens qu’on peut y rattacher:

Et à Alleg d’ajouter:
Le seul obstacle à la conquête du pays tout entier, mais qui se révèle chaque jour plus formidable est, en effet, le peuple algérien lui-même, qui résiste partout avec un extraordinaire acharnement.

La décapitation systématique, explique-t-il encore, est la meilleure et la plus humaine des politiques: “Une tête coupée produit une terreur plus forte que la mort de 50 individus. Il y a déjà longtemps que j’ai compris cela et je t’assure qu’il ne m’en sort guère d’entre les griffes qui n’aient subi la délicate opération […] Tous les bons militaires que j’ai l’honneur de commander sont prévenus par moi-même que s’il leur arrive de m’amener un Arabe vivant, ils reçoivent une volée de coups de plat de sabre… Voilà comment il faut faire la guerre aux Arabes: tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de 15 ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens.”

Du même Montagnac cette précision encore: “Vous me demandez dans un paragraphe de votre lettre ce que nous faisons des femmes que nous prennons. On en garde quelque-unes comme otages, les autres sont échangées contre des chevaux et le reste est vendu à l’enchère comme des bêtes de somme.”

Définition de « génocide » par les Nations Unies
Article 2, sections (a) — (e) de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide GA RES/260 A (III) du 9 décembre 1948.

Dans la présente Convention, le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

a. Meurtre de membres du groupe ;

emmurement de gens vivants, arrestations, viols, détentions arbitraires, spoliation, expropriation, bombardements de population, extorsion de biens, dégradations publiques (moquées, cimetières, madrasa, palais, …), torture mentale et physique, meurtres, scolarité planifiée à l’image coloniale, affamer des populations, etc ……….

c. Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;

exemple:
– déplacements de population pendant le début de la colonisation, certains historiens parlent de déportation au XIXième siècle, comme les Amérindiens l’ont vécu aux Etats-Unis.
– expropriation et spoliation après 1871, population abandonnée à elle-même sans aucun moyen de subsistance par une volonté politique, militaire et coloniale.
– camps de concentration à partir de 1955, voir le topic approprié.
500 enfants y mourraient chaque jour d’après le rapport Rocard qui n’a pu voir que ce qu’on a voulu lui montrer.
– 1866-1869: famine, sécheresse, …. populations délaissées et abandonnées affamées
-…

d. Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;

e. Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

les démembrements de villages qui ont procédé à la séparation des familles
parfois une soeur déplacée ailleurs que les autres
parfois des enfants.

si vous voyez le génocide comme volonté de tuer partie ou toute entité d’un groupe humain de la part d’une structure institutionnelle:
pour le cas de la colonisation en Algérie, les historiens français relatent:
– volonté de certains parlementaires qui souhaitent l’extermination, la déportation vers les ïles pour esclavage, ou le refoulement vers le désert. au parlement français on débat autour de la question: faut-il faire la même chose qu’aux Etats-Unis avec les Amérindiens.
– volonté des militaires (Rovigo, Bugeaud et d’autres) et des colons (parti coloniste qui animent les débats politiques à Paris et à Alger pour soutenir l’accaparemment total des terres et l’extermination ou le refoulement des populations « indigènes »)

pour appuyer mes propos, voici quelques extraits d’un ouvrage d’un historien français:

Voilà comment il faut faire la guerre aux Arabes: tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de 15 ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens
d’autres passages plus conséquents:
Destructions, pillages, assassinats,….
De Sade, député “anticoloniste”, révèle à la séance de la Chambre du 28 avril 1834, qu’à Alger on a abattu, sans formalités et sans indemnités préalables, en en chassant purement et simplement les occupants, 900 maisons. On s’est emparé de 60 mosquées pour les faire servir à l’armée, et 10 d’entre elles ont été rasées. On a détruit des cimetières, utilisé les stèles funéraires pour la construction de routes (notamment celle de Dely-Ibrahim-Alger) et dispersé les ossements des morts . Les jardins ont été dévastés, les arbres fruitiers abattus pour faire du bois de chauffage, les conduites d’eau percées et détruites. A Oran, “ville bien bâtie où il y avait des riches maisons et même des palais, on ne voit que ruines et débris”.

Dans la plaine, on a brûlé quelque 300 000 oliviers. Gaétan de La Roche-Foucault, un autre député, fait observer qu’à Oran “nous avons plus ruiné et plus dévasté que le tremblement de terre” qui, en 1789, a contraint les Espagnols à évacuer cette cité.
Les Français sauront aussi bientôt comment Savary, l’ancien préfet de police de Napoléon I, promu duc de Rovigo, impose sa loi aux Algériens. Les recommandations qu’il fait à ses subordonnés tiennent en deux mots: “Des têtes!…” “Apportez des têtes, des têtes, bouchez les conduites d’eau crevées avec la tête du premier Bédouin que vous trouverez!”
Source: P.Christian l’Afrique française, l’empire du Maroc et les déserts du Sahara – Histoire nationale des conquêtes, victoire et nouvelles découvertes des Français depuis la prise d’Alger jusqu’à nos jours, Paris, 1845-1846.

Il ne s’agit pas de faits isolés, daccidents tragiques, de “bavures” comme on dira plus tard, dont il suffit de connaître les responsables pour qu’ils soient châtiés, mais d’un système voulu étudié, qu’on étendra et qu’on perfectionnera malgré les protestations de ces Français que les Saint-Arnaud, Pélissier et autres Montagnac appellent par dérision “les philantropes”.

Terreur, massacres, razzias, vont constituer les éléments quotidiens de la stratégie de la conquête. “Selon moi, écrit Montagnac, toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge ni de sexe: l’herbe ne doit plus pousser où l’armée a mis le pied.”
Source: Colonel L. François de Montagnac: Lettres d’un soldat, Paris, 1885.

Bugeaud s’adressant à la Chambre le 14 mai 1840, dira à peu près la même chose dans un style plus parlementaire: “il faut une grande invasion en Afrique qui ressemble à ce que faisaient les Francs, à ce que faisaient les Goths.”

….. parmi les députés « colonistes » qui ont voté « pour » (l’extension de la colonisation, en 1833), on trouve naturellement nombre de ces « spéculateurs » qui espèrent bien ne pas s’arrêter en chemin, comptant élargir encore leur fortune par l’achat, à bas prix, de nouvelles terres.
Pesant le pour et le contre, mais prêts à tout envisager puisqu’il s’agit du « progrès de la civilisation », certains proposent froidement de faire subir aux Algériens le sort que les pionniers américains ont réservé aux Indiens. le ministre de la guerre, Girard, prenant la défense du duc de Rovigo, gouverneur général de l’Algérie, accusé d’avoir massacré des milliers d’Algériens désarmés, le dit sans chercher de faux-fuyants: « il faut se résigner à refouler au loin, à exterminer même la population indigène. le ravage, l’incendie, la ruine de l’agriculture sont peut-être les seuls moyens d’établir solidement notre domination. »

la réalité dépasse de loin tous les mots de la terre et ne suffisent pas à décrire toute l’horreur coloniale, la prise de conscience et la connaissance sont plus importantes que quelques mots écrits sur des documents juridiques ou accords internationaux que les autres ne respectent pas

si nous connaissons notre histoire, nos cultures, notre identité, nous serons forts
si nous acceptons de nous dissoudre dans la masse inculte, nous nous affaiblirons et ne serons plus que des bouches à nourrir maléables à souhait. c’est un choix sociétal auquel nous devons faire face.

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