Les pays vendant des armes à l’Arabie saoudite doivent « rendre des compte » pour les « crimes de guerre » qui sont commis au Yémen

Yémen: l’Iran demande « des comptes » sur les ventes d’armes à Ryad

Téhéran – L’Iran estime que les pays vendant des armes à l’Arabie saoudite doivent « rendre des compte » pour les « crimes de guerre » qui sont commis au Yémen, a déclaré dimanche le président iranien Hassan Rohani à son homologue français.

L’Arabie saoudite, à la tête d’une coalition arabe intervenant militairement au Yémen, est l’un des premiers clients à l’exportation pour les industries d’armement françaises.

« Au Yémen, nous sommes témoins de crimes de guerre, et les pays qui fournissent des armes à l’Arabie saoudite et à la coalition arabe doivent rendre des comptes à cet égard », à déclaré M. Rohani lors d’une conversation téléphonique avec Emmanuel Macron, selon un compte-rendu officiel iranien de cet appel.

La publication de ses propos intervient à quelques heures de l’arrivée à Téhéran du chef de la diplomatie française, et ancien ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, pour une visite officielle d’une journée.

M. Le Drian, qui doit être reçu par M. Rohani lundi, a l’intention d’engager un « dialogue franc » avec les autorités iraniennes sur leur programme balistique et les ambitions régionales de l’Iran, qualifiées d' »hégémoniques » par Paris, selon le Quai d’Orsay.

La France estime que l’Iran joue un rôle déstabilisant au Moyen-Orient, notamment en Syrie, en Irak, et au Yémen.

Dans ce dernier pays, l’Iran ne cache pas son soutien aux rebelles Houthis –combattus par les forces gouvernementales yéménites– mais dément leur livrer des armes, comme l’en accusent les États-Unis et l’Arabie saoudite.

Cette dernière, à la tête de la coalition arabe, mène une campagne de bombardements aériens au Yémen depuis mars 2015 contre les insurgés Houthis qui contrôlent notamment la capitale Sanaa.

Par ailleurs, selon l’Élysée, M. Macron a demandé à M. Rohani lors de leur entretien téléphonique que celui-ci « exerce les pressions nécessaires » sur le président syrien Bachar al-Assad pour que ses forces armées cessent les attaques sur la Ghouta orientale, fief rebelle aux portes de Damas.

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s